Face à un rayon de supermarché, une scène est devenue banale : vous prenez un produit, retournez l’emballage… et vous voilà face à une liste d’ingrédients interminable, des chiffres, des pourcentages et des termes parfois incompréhensibles.
Pourtant, savoir lire une étiquette alimentaire est l’un des gestes les plus simples et les plus efficaces pour mieux manger, sans forcément changer radicalement ses habitudes.
Contrairement à ce que l’on croit, il ne s’agit pas de devenir expert en nutrition, mais d’apprendre à repérer quelques informations clés. Voici comment décrypter les étiquettes alimentaires sans stress — et sans y passer des heures.
Les étiquettes ne servent pas uniquement à informer : elles influencent nos choix.
Un produit peut paraître sain grâce à son packaging, alors que sa composition raconte une toute autre histoire.
En comprenant ce que vous lisez, vous pouvez :
comparer deux produits similaires,
éviter les sucres et additifs cachés,
mieux contrôler vos apports,
consommer de façon plus consciente, sans frustration.
Lire une étiquette, c’est reprendre la main sur son alimentation.
C’est la première chose à regarder, avant même le tableau nutritionnel.
Les ingrédients sont classés par ordre décroissant de quantité.
Autrement dit : le premier ingrédient est celui que l’on retrouve le plus dans le produit.
👉 Si le sucre, le sirop de glucose ou l’huile raffinée figurent en tête de liste, le produit est majoritairement composé de ces éléments.
Une règle simple :
une liste courte est souvent signe de produit peu transformé,
une liste très longue cache généralement des ajouts techniques (texturants, arômes, conservateurs).
Le sucre est rarement indiqué sous un seul mot.
Sur les étiquettes, il peut apparaître sous de nombreuses appellations.
Parmi les plus courantes :
sirop de glucose-fructose
dextrose
maltodextrine
sucre inverti
jus de fruits concentré
👉 Plus ces termes apparaissent tôt dans la liste, plus le produit est sucré, même s’il se présente comme “nature” ou “équilibré”.
Sur une étiquette, la quantité de matières grasses ne suffit pas.
Ce qui compte, c’est leur qualité.
huiles hydrogénées ou partiellement hydrogénées
excès de graisses saturées
graisses trans (à éviter absolument)
À l’inverse, la présence d’huile d’olive, de colza ou de tournesol est généralement plus intéressante d’un point de vue nutritionnel.
Le tableau nutritionnel indique les valeurs pour 100 g et parfois par portion.
Pour comparer deux produits, fiez-vous toujours aux chiffres pour 100 g.
Sans entrer dans des calculs complexes, voici quelques seuils utiles :
sucres : au-delà de 10 g / 100 g → produit sucré
sel : au-delà de 1 g / 100 g → produit salé
fibres : plus de 3 g / 100 g → intéressant
Ces repères permettent de se faire une idée rapide, sans diaboliser.
Le sel peut apparaître sous différentes formes :
chlorure de sodium, sodium, exhausteurs de goût.
Certains produits sucrés (céréales, biscuits, desserts) peuvent contenir des quantités de sel surprenantes.
Apprendre à le repérer permet de mieux équilibrer l’ensemble de ses repas.
Les fameux “E” inquiètent souvent.
En réalité, tous les additifs ne sont pas à bannir, mais certains méritent une vigilance particulière.
colorants artificiels
édulcorants intenses
exhausteurs de goût
Plus un produit contient d’additifs, plus il est transformé.
Un bon réflexe consiste à privilégier les produits dont vous reconnaissez les ingrédients… sans dictionnaire.
“Sans sucre ajouté”, “riche en fibres”, “light”, “bio”…
Ces mentions attirent l’œil, mais ne garantissent pas toujours un bon produit.
Un produit “sans sucre ajouté” peut être naturellement très sucré.
Un produit “allégé” peut compenser par plus de sel ou d’additifs.
👉 Les allégations sont des arguments marketing.
La vérité se trouve toujours dans la liste des ingrédients.
Inutile de tout analyser.
Avec l’habitude, quelques secondes suffisent.
Le réflexe simple :
regarder la liste des ingrédients
repérer sucre, sel et graisses
comparer deux produits similaires
choisir le plus simple et le plus lisible
Petit à petit, vos choix deviennent automatiques.
Lire les étiquettes alimentaires n’est pas une contrainte, mais un outil puissant.
Cela permet de :
mieux comprendre ce que l’on mange,
éviter les excès cachés,
faire des choix plus éclairés,
manger plus sainement… sans se priver.
Finalement, une bonne étiquette est celle que l’on comprend facilement.
Et quand ce n’est pas le cas, c’est souvent un signal à écouter.